Diagnostic agricole

Les communes membres de la CdC sont majoritairement à dominante rurale et, de ce fait, de nombreuses exploitations agricoles sont présentes sur le territoire dont bon nombre sont le fait d'exploitants agricoles ayant plus de 55 ans.

Un territoire agricole riche

La plupart de ces communes possèdent encore un tissu agricole qui peut être dense et parfois diversifié. D’autres sont caractérisées par l’omniprésence de la forêt de production. Cette forêt fait partie du massif des Landes de Gascogne.

Ce territoire correspond à un espace de transition entre la viticulture, de renommée internationale pour certaines appellations, pour les territoires bordant la Garonne et la forêt landaise composée quasi exclusivement de pins maritimes sur la partie la plus à l’Ouest. Entre ces deux espaces spécialisés, est présente une agriculture plus traditionnelle axée sur la polyculture élevage avec toutefois des zones spécialisées en particulier dans les grandes cultures et cultures légumières de plein champ.

On assiste également à une montée en puissance des ateliers avicoles diversifiés (gavage de palmipèdes, production d’œufs, volailles de chair…). Toutefois, on note un affaiblissement des filières d’élevage traditionnellement présentes sur le territoire (race bazadaise par exemple).

Les filières comme le maraîchage, l’horticulture, les pépinières ou l’arboriculture sont présentes mais restent quasiment confidentielles compte tenu d’une très forte dispersion spatiale.

Vache de race bazadaise

Du potentiel agricole sur notre territoire

Ce vaste secteur présente plusieurs caractéristiques :

  • ces communes ont globalement connu une forte disparition des exploitations agricoles familiales générant de vastes espaces n’entrant plus dans l’économie agricole ou ayant fait l’objet de reboisement. Paradoxalement, le marché foncier est peu dynamique et ne permet pas l’installation de jeunes agriculteurs et l’on note que ces derniers sont à la peine pour trouver des terres y compris pour l’agrandissement des structures.
  • de fait, ce secteur du département connaît une forte demande d’installation qui se heurte à une rétention foncière qui puise ses sources dans une forme d’attachement viscéral des propriétaires locaux à leur foncier.

Un diagnostic nécessaire

Cette réflexion part donc du constat d’un foncier agricole de qualité, disponible mais méconnu, de filières de qualité qui ont progressé, de la modernisation de l’abattoir et de la création d’une salle de découpe, de besoins individuels et collectifs de tous publics…

Un diagnostic agricole développé est donc apparu nécessaire afin d’identifier certains points spécifiques : nature des productions notamment en bio, modes de commercialisation, existence de points de vente, ateliers de transformation…

Cette réflexion pourra s’engager sur le système alimentaire local et le développement d’activités agricoles afin d’expérimenter des actions sur la chaîne de valeurs : du foncier en passant par les modes de production jusqu’à la commercialisation en circuits courts et de proximité ou à destination de la restauration collective.

Ce travail s’adresse à l’ensemble des habitants de la Communauté de Communes mais vise aussi à permettre l’accès à des produits de qualité, de saison et au juste prix, par un public précarisé ou peu mobile (EPAHD, RPA…).

Les objectifs

Ce diagnostic agricole doit permettre :

  • de resituer cette activité dans un contexte historique et géographique plus global,
  • de faire un état des lieux de l’agriculture et de la forêt du territoire,
  • d’avoir une vision prospective à moyen terme de ces activités afin de mettre en évidence les atouts et les contraintes, les forces et les faiblesses de l’agriculture du territoire.

Ces trois volets doivent être l’occasion de récolter les informations les plus pertinentes possibles et d’avoir une vision la plus partagée possible par la profession.

Une approche forestière

Ce volet agricole est complété par une approche forestière spécifique où un état des lieux sera réalisé avec l’objectif de déboucher sur une gestion forestière durable. Des propositions de protection des massifs forestiers seront à faire, en particulier pour éviter le mitage qui engendre une déstabilisation de l’activité forestière.

Une analyse prospective des besoins sera faite pour garantir les conditions de desserte et de stockage des bois, la protection contre l’incendie, notamment avec la gestion des interfaces et la pérennisation et le développement des entreprises de travaux forestiers et de transformation.

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